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Les places de Pau

Place Albert-Ier à Pau : histoire, cadre de vie et immobilier

30/10/2026


Place Albert-Ier à Pau : histoire, cadre de vie et immobilier

À Pau, la place Albert-Ier est notamment connue pour son marché de fruits et légumes du samedi matin. Située à l’arrière du Palais de Justice, à proximité de la place de la Libération et des Halles, elle appartient à ce centre-ville que l’on découvre en faisant ses courses, en rejoignant un arrêt de bus ou en marchant depuis la place de Verdun.

Mais derrière ces usages quotidiens se trouve une histoire moins connue. Autrefois appelée place Duplaa, elle a accueilli une statue du général Bourbaki avant de devenir un lieu de mémoire consacré à la Résistance et à la Déportation.

Après la place de la Libération et la place de Verdun, poursuivons notre découverte des places de Pau avec cet espace où se croisent patrimoine, déplacements et vie de quartier.

Où se trouve la place Albert-Ier à Pau ?

La place Albert-Ier se situe dans le centre de Pau, derrière le Palais de Justice, à proximité des rues Duplaa, d’Orléans et Perpignaa.

Pour comprendre son emplacement, il faut distinguer les deux places qui accompagnent le bâtiment judiciaire : la place de la Libération s’organise devant sa façade principale, tandis que la place Albert-Ier se trouve à l’arrière.

Ces espaces voisins possèdent chacun leur identité, mais participent à la vie d’un même quartier. Autour d’eux, l’église Saint-Jacques, les Halles, les commerces et les rues anciennes composent un environnement qui se parcourt facilement à pied.

Ma page consacrée au quartier des Halles et de la Libération à Pau permet de replacer la place Albert-Ier dans cet ensemble.

Une place dessinée autour du Palais de Justice

L’organisation de la place ne doit rien au hasard.

Une étude patrimoniale consacrée au 8, rue Duplaa, réalisée par l’atelier d’architecture du patrimoine Étienne Lavigne et la coloriste Anne-Marie Robert-Crété, indique que cet espace n’existait pas encore lors de l’établissement du cadastre napoléonien de 1812.

La place appartient à une composition urbaine organisée autour du Palais de Justice. Dans son prolongement, la rue Duplaa forme un axe, encadré par deux immeubles présentant des proportions et une architecture identiques.

Ce détail mérite de lever les yeux : les façades participent à la mise en scène du bâtiment public et à l’équilibre de l’espace. La place se comprend donc autant par les immeubles qui la bordent que par ce qui se trouve en son centre. 

Le 8, rue Duplaa : une adresse pour regarder autrement le quartier

Sans être un palais ou une grande villa de villégiature, le 8, rue Duplaa constitue une adresse intéressante pour observer l’architecture du secteur.

Le document patrimonial l’utilise comme exemple d’immeuble bourgeois, en soulignant son insertion dans la composition classique et symétrique de la place.

Il relève aussi le contraste avec un immeuble des années 1960, dont l’échelle et l’architecture diffèrent de cet ensemble. On peut ainsi lire, dans un même panorama, plusieurs périodes de construction et différentes manières d’habiter le centre-ville. 

Pour prolonger cette lecture du quartier, l’histoire de la place de la Libération et du Palais de Justice apporte un éclairage complémentaire sur l’organisation des lieux.

L’ancienne place Duplaa

La place Albert-Ier n’a pas toujours porté son nom actuel.

Les documents anciens la désignent sous le nom de place Duplaa. Cette appellation apparaît notamment dans la documentation patrimoniale du monument au général Bourbaki et sur les cartes postales anciennes conservées dans les collections publiques.

Ces vues montrent un autre visage du lieu, organisé autour d’un monument aujourd’hui disparu. La rue Duplaa conserve ce nom dans le voisinage immédiat : un repère pour rapprocher les images anciennes du quartier actuel. 

La statue du général Bourbaki, un monument disparu

À la fin du XIXe siècle, la place accueille un monument consacré au général Charles-Denis Bourbaki.

La notice du fonds Debuisson, documentée notamment à partir des collections du musée d’Orsay et d’informations des Archives municipales de Pau, permet d’en retracer l’histoire.

Un comité se constitue en 1897 pour élever le monument. La statue est inaugurée le 15 octobre 1899, en présence de plusieurs généraux et de Madame Bourbaki.

Œuvre du sculpteur Édouard-François Millet de Marcilly, le monument comprenait une statue en bronze et un piédestal orné de trois bas-reliefs représentant des batailles du général.

Les bronzes sont fondus en 1941, sous le régime de Vichy. Le socle demeure ensuite sur place avant d’être remplacé, en 1977, par un mémorial de la Résistance et de la Déportation. 

Ce monument disparu constitue l’une des surprises que réservent les anciennes photographies de Pau : un lieu familier peut avoir porté un décor et une signification bien différents.

Le mémorial de la Résistance et de la Déportation

La place Albert-Ier accueille aujourd’hui le Mémorial départemental de la Résistance et de la Déportation, inauguré le 18 juin 1977.

Le dossier historique du réseau des médiathèques de Pau Béarn Pyrénées rappelle que sa création s’inscrit dans une démarche engagée dès 1962, avec la constitution d’un comité réunissant les autorités du département et les représentants des principales associations de la Résistance et de la Déportation.

La place demeure un lieu de rassemblement commémoratif. La Ville y organise notamment des cérémonies consacrées à la mémoire de la Déportation et à l’appel du 18 Juin, avec lectures de messages et dépôts de gerbes. 

Au milieu des déplacements quotidiens, le mémorial invite à s’arrêter et à retrouver une autre dimension du lieu : celle de la transmission de l’histoire.

Le samedi matin, le marché de fruits et légumes

Pour beaucoup de Palois, la place Albert-Ier reste associée aux courses du samedi.

La Ville de Pau y annonce une douzaine de revendeurs de fruits et légumes, le samedi de 8 h à 13 h, sous réserve des exceptions prévues au calendrier municipal.

Il s’agit bien d’un marché de revendeurs de fruits et légumes, une précision qui permet de le distinguer d’un marché exclusivement réservé aux producteurs. 

Le samedi matin, les étals changent le rythme de la place. On vient faire ses achats, retrouver ses habitudes et poursuivre ses courses dans le quartier.

De l’autre côté du Palais de Justice, la place de la Libération accueille un marché non alimentaire proposant notamment livres, vêtements, tissus, maroquinerie et bric-à-brac. Les deux marchés se complètent, à proximité des Halles. 

Cette complémentarité fait partie de la vie locale que je présente dans mon article consacré à la place de la Libération.


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Stationnement : un conseil d’habitant du quartier

L’installation du marché impose de libérer les emplacements. La page municipale indique que le stationnement est interdit sur la place du vendredi à 22 h au samedi à 15 h. Des restrictions concernent également certaines voies voisines. 

Et sur ce point, je parle aussi d’expérience : habitant du quartier, il m’est arrivé à quelques reprises d’aller récupérer ma voiture à la fourrière après l’avoir laissée sur la place au mauvais moment !

Un conseil très concret, donc : prenez le temps de lire les panneaux avant de vous garer et pensez à déplacer votre véhicule avant le début de l’interdiction. Un emplacement disponible le vendredi peut devoir être entièrement libéré pour le marché du lendemain.

Les informations pratiques sont consultables sur la page officielle du marché de la place Albert-Ier, en complément de la signalisation présente sur place.

Un lieu de passage entre Verdun, les Halles et le centre-ville

La place Albert-Ier est aussi un espace de passage pour les personnes qui se garent place de Verdun avant de rejoindre les Halles, les commerces ou leurs rendez-vous dans le centre.

On peut ainsi la traverser sans nécessairement s’y arrêter, tout en l’intégrant à ses habitudes de déplacement.

La proximité du parking de Verdun contribue à ce rôle de liaison entre stationnement et centre-ville. La Ville identifie bien la place de Verdun comme un important parking de surface du centre de Pau. 

Pour comprendre l’histoire de ce vaste espace voisin, vous pouvez découvrir mon article consacré à la place de Verdun, de ses origines à ses usages actuels.

Plusieurs lignes de bus autour du Palais de Justice

Le secteur possède également une fonction importante pour les transports collectifs.

L’arrêt Palais de Justice est desservi par plusieurs lignes du réseau Idélis. Cette concentration de dessertes participe aux mouvements quotidiens du quartier : voyageurs qui attendent leur bus, descendent pour rejoindre les commerces ou poursuivent leur trajet à pied.

Les informations du réseau mentionnent notamment cet arrêt sur les itinéraires des lignes T2, T3, T4, 5 et 11. Les dessertes peuvent toutefois évoluer lors de travaux ou de déviations : les horaires et arrêts doivent être vérifiés sur le site officiel Idélis. 

Cette présence des bus fait partie du cadre de vie de la place. Elle apporte de l’accessibilité, mais doit aussi être prise en compte lorsqu’on visite un logement donnant sur les zones de circulation ou d’attente.

Découvrir les rues voisines à pied

Depuis la place Albert-Ier, la promenade peut se poursuivre dans plusieurs directions.

En contournant le Palais de Justice, on retrouve la place de la Libération et l’église Saint-Jacques. La rue des Cordeliers permet ensuite de prolonger la découverte vers le Hédas.

La rue Tran et la rue Bernadotte offrent d’autres prolongements pour observer le bâti et comprendre les liaisons entre les différents secteurs du centre.

Pour situer ces lieux dans une lecture plus générale de la ville, retrouvez ma présentation de Pau, de ses quartiers et de son marché immobilier.

Habiter autour de la place Albert-Ier

Habiter près de la place peut répondre à une recherche de proximité : faire ses courses à pied, rejoindre les commerces et bénéficier des transports collectifs.

Mais l’environnement doit s’apprécier à l’échelle du logement.

Un appartement donnant directement sur la place ne présente pas la même situation qu’un logement orienté sur une cour ou une rue voisine. L’étage, l’exposition, les vis-à-vis, la proximité des arrêts de bus et la qualité des menuiseries changent la perception des lieux.

Lors d’une visite, plusieurs points méritent une attention concrète :

  • la luminosité et l’exposition des pièces ;
  • l’ambiance sonore, fenêtres ouvertes et fermées ;
  • l’accès à l’immeuble et la présence éventuelle d’un ascenseur ;
  • les possibilités et contraintes de stationnement ;
  • l’état des parties communes et les travaux de copropriété ;
  • l’organisation intérieure et le confort thermique.

Une visite en semaine et un passage le samedi matin permettent de découvrir deux moments différents de la vie de la place. C’est une manière simple de vérifier si l’adresse correspond à ses habitudes.

Je présente cette démarche dans mon accompagnement à l’achat immobilier, de la recherche à la remise des clés.

Comment estimer un appartement dans ce secteur de Pau ?

La proximité des commerces, du marché et des transports constitue un élément de contexte. Elle ne suffit pas à déterminer la valeur d’un appartement.

Deux logements dans un même immeuble peuvent présenter des différences importantes : étage, lumière, distribution, état intérieur, vue ou exposition aux bruits.

L’analyse doit également porter sur l’immeuble et la copropriété : toiture, façades, parties communes, travaux votés ou dépenses à anticiper.

Une estimation consiste donc à rapprocher les caractéristiques précises du bien de références de ventes comparables et suffisamment récentes. Mon article sur les limites des estimations immobilières en ligne à Pau explique pourquoi une moyenne ne permet pas toujours de rendre compte de ces écarts.

Vous possédez un appartement place Albert-Ier, rue Duplaa ou dans le secteur du Palais de Justice ? Je peux vous accompagner pour en apprécier la valeur et préparer sa vente. Vous pouvez me joindre au 06 31 70 55 17 ou à [email protected].

Pour anticiper votre projet, retrouvez aussi les documents nécessaires pour vendre un appartement à Pau et les étapes d’une vente avec Laurent Sabathé.

Une place que l’on traverse, où l’on revient et que l’on apprend à regarder

L’ancienne place Duplaa, la statue disparue du général Bourbaki, le mémorial et le marché racontent différentes périodes d’un même lieu.

Les façades de la rue Duplaa en révèlent la composition architecturale. Les déplacements depuis Verdun, les arrêts de bus et les courses du samedi en montrent les usages actuels.

La place Albert-Ier fait ainsi partie de ces espaces que l’on peut traverser souvent avant d’en connaître l’histoire.

Pour poursuivre la découverte, retrouvez les autres articles consacrés aux places de Pau, en complément des promenades à travers les rues paloises.


À propos de l'auteur​

Laurent Sabathé – Conseiller immobilier Capifrance à Pau. J'accompagne les vendeurs et les acquéreurs à Pau et dans son agglomération.

Mon approche repose sur une connaissance précise du territoire, l'analyse du marché local et un accompagnement personnalisé à chaque étape d'un projet immobilier.

À travers mes articles consacrés aux rues, aux places, aux quartiers et au patrimoine palois, je souhaite également partager une connaissance plus large de la ville, de son histoire et des évolutions de son cadre de vie.


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Laurent SABATHÉ
Laurent SABATHÉ
Conseiller Capifrance