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Les places de Pau

Place Reine-Marguerite à Pau : histoire, commerces et immobilier

16/09/2026


Place Reine-Marguerite à Pau : histoire, commerces et immobilier au cœur de la ville

Discrète par ses dimensions mais essentielle dans l’histoire du centre-ville, la place Reine-Marguerite constitue l’un des anciens carrefours commerciaux de Pau. Ses arcades, ses terrasses et les immeubles qui l’entourent témoignent de plusieurs siècles de transformations urbaines.

Aujourd’hui encore, elle conserve une identité bien particulière : celle d’une petite place vivante, commerçante et patrimoniale, située à la rencontre du centre piétonnier et du quartier historique.

Où se trouve la place Reine-Marguerite ?

La place Reine-Marguerite se trouve dans le centre ancien de Pau, le long de la rue Maréchal-Joffre, l’un des principaux axes piétonniers de la ville.

Depuis la place, la rue de Foix rejoint la rue Henri-IV. Avec la rue Jeanne-d’Albret, elle participe au cheminement vers l’église Saint-Martin, le quartier du Château et le boulevard des Pyrénées.

À proximité, la rue René-Fournets descend vers le quartier du Hédas, la place François-Récaborde ainsi que la rue du Hédas. La place Reine-Marguerite occupe ainsi une position de liaison entre plusieurs secteurs emblématiques du cœur de Pau.

Cette situation permet de rejoindre facilement la place Clemenceau, la place Royale et les rues commerçantes du centre-ville.

L’une des plus anciennes places de Pau

La place Reine-Marguerite est généralement présentée comme l’une des plus anciennes places de Pau.

À la fin du XVIe siècle, la ville commence à se développer au-delà du noyau constitué autour du château. En 1590, Catherine de Bourbon, sœur d’Henri IV, décide la création d’un nouvel espace destiné à accueillir le marché.

Une halle en bois est ensuite édifiée au début du XVIIe siècle

La rue de Foix participe alors à la circulation entre la place, la rue Henri-IV et les quartiers proches du château. Ce nouvel espace contribue progressivement à déplacer une partie de l’activité commerciale vers l’est de la ville ancienne.

La place porte ainsi, au fil du temps, plusieurs appellations liées à sa fonction, notamment celles de place du Marché ou de place du Marché-Neuf.

Les arcades, témoins de sa vocation commerciale

Au cours du XVIIIe siècle, la place se transforme. Des constructions viennent remplacer ou compléter les installations plus anciennes. Des boutiques s’établissent sous les galeries tandis que des logements occupent les étages.

Les arcades encore visibles aujourd’hui constituent le principal témoignage architectural de cette ancienne vocation marchande. Elles permettaient d’abriter les étals, les commerçants et les clients des intempéries.

Pendant longtemps, le marché joue ici un rôle important dans l’approvisionnement quotidien des Palois. La place est alors un lieu de passage, de rencontre et d’échanges entre habitants de la ville, artisans et producteurs venus des environs.

Certains récits donnent des années très précises pour les différentes étapes de construction ou de reconstruction des halles. Faute de recoupements historiques suffisamment solides, il paraît préférable de retenir une évolution progressive : une première halle au début du XVIIe siècle, puis plusieurs transformations au cours du XVIIIe siècle.

Le déplacement des halles vers la place Clemenceau

Au XIXe siècle, le développement de Pau rend les installations de la place trop petites pour répondre aux nouveaux besoins de la population.

De nouvelles halles sont alors construites sur l’emplacement de l’actuelle place Clemenceau. Les travaux sont engagés en 1837 et les nouvelles halles sont inaugurées en 1838.

Le transfert de l’activité commerciale entraîne une diminution progressive du rôle de marché de la place Reine-Marguerite. Elle ne perd pas pour autant son animation : les commerces installés sous les arcades et dans les immeubles voisins continuent à faire vivre le secteur.

Pourquoi s’appelle-t-elle « Reine-Marguerite » ?

L’origine exacte de son nom actuel donne lieu à deux interprétations historiques.

La présentation aujourd’hui retenue par l’office de tourisme de Pau associe la place à Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, reine de Navarre, écrivaine et figure importante de l’humanisme de la Renaissance.

D’autres documents consacrés au patrimoine palois, notamment certains parcours historiques locaux, relient son nom à Marguerite de Valois, dite « la reine Margot », première épouse d’Henri IV.

Les sources ne permettant pas de départager définitivement ces deux attributions, il serait imprudent d’en présenter une comme une certitude absolue. Le plus juste consiste donc à signaler cette divergence, qui fait elle-même partie de l’histoire racontée autour de la place.

Il ne faut pas non plus confondre ces deux reines avec Catherine de Bourbon, sœur d’Henri IV, à laquelle les sources attribuent la décision de créer le marché en 1590.

Une place intégrée au centre piétonnier

La transformation de la rue Maréchal-Joffre et de ses abords, principalement en 2011 et 2012, a renforcé la place de la marche dans ce secteur.

La place Reine-Marguerite bénéficie aujourd’hui de cette continuité piétonne. Elle constitue une petite respiration entre les rues commerçantes, le quartier du Château et les promenades proches du boulevard des Pyrénées.

Son architecture, ses arcades et ses terrasses lui donnent une atmosphère différente de celle des grandes places paloises. Plus intime que la place de Verdun, moins monumentale que la place Royale, elle conserve l’échelle d’une ancienne place de marché devenue lieu de vie.

Commerces, restaurants et animation

La vocation commerciale de la place n’a donc pas disparu. Elle s’exprime simplement sous une forme différente.

On y trouve aujourd’hui des cafés, des restaurants et des commerces de proximité. Parmi les établissements actuellement présents figurent notamment le Café du Passage, au numéro 5, ainsi que Graille, installé au numéro 2 et ouvert en 2025.

La boutique Lait Pots d’Vaches, consacrée notamment aux produits laitiers et aux productions locales, participe également à cette identité commerçante. Le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Pyrénées-Atlantiques – CAUE 64 est installé au numéro 4.

La place accueille aussi ponctuellement des animations liées aux événements organisés dans le centre-ville, notamment à l’occasion de la Fête de la musique ou du festival Hestiv’Òc.

Cette coexistence entre restauration, commerces, activités professionnelles et logements entretient une animation régulière, sans donner à la place les dimensions ou l’agitation des grands espaces événementiels de la ville.

Habiter place Reine-Marguerite

Vivre place Reine-Marguerite, c’est choisir un environnement résolument urbain et central.

Les commerces, restaurants, services et principales promenades du centre de Pau sont accessibles à pied. La proximité de la rue Maréchal-Joffre, de la place Clemenceau, du quartier du Château et du boulevard des Pyrénées constitue un avantage évident pour les personnes souhaitant limiter l’usage quotidien de la voiture.

En contrepartie, il faut accepter les caractéristiques habituelles d’un centre-ville ancien : animation des terrasses, livraisons, circulation piétonne, manifestations ponctuelles et possibilités de stationnement plus limitées au pied des immeubles.

L’environnement conviendra donc particulièrement aux acquéreurs recherchant la proximité immédiate des commerces, le caractère architectural et une véritable vie de quartier.

Quel immobilier trouve-t-on autour de la place ?

L’immobilier de la place Reine-Marguerite est principalement composé d’immeubles anciens avec commerces en rez-de-chaussée et appartements dans les étages.

Les logements peuvent présenter des éléments recherchés : parquets anciens, cheminées, hauteurs sous plafond, menuiseries traditionnelles ou vues sur les façades et les arcades. Leur état est toutefois très variable selon les immeubles et les rénovations déjà réalisées.

Dans ce secteur, une estimation sérieuse ne peut pas reposer uniquement sur une moyenne de prix au mètre carré. Plusieurs éléments doivent être étudiés :

  • l’étage et la présence éventuelle d’un ascenseur ;

  • la luminosité et l’exposition ;

  • l’état de la toiture, de la façade et des parties communes ;

  • la qualité de la rénovation intérieure ;

  • les performances énergétiques du logement ;

  • les travaux votés ou envisagés par la copropriété ;

  • les contraintes liées au bâti ancien et au secteur patrimonial ;

  • la proximité immédiate d’un restaurant ou d’une terrasse ;

  • la destination autorisée des locaux, notamment dans le cadre d’un investissement locatif.

Acheter pour habiter ou investir

La place peut intéresser plusieurs profils d’acquéreurs : habitants souhaitant vivre au cœur de Pau, investisseurs recherchant une petite surface bien située, acheteurs de pied-à-terre ou personnes attirées par le charme de l’ancien.

La demande locative peut être soutenue par la centralité du quartier. Il faut néanmoins rester attentif au règlement de copropriété, à l’état de l’immeuble, aux charges et aux règles applicables à la location meublée ou de courte durée.

Pour un local commercial, l’analyse doit également prendre en compte la visibilité depuis la rue, le passage piéton, l’accessibilité, les possibilités d’extraction et la compatibilité de l’activité avec la copropriété.

Sur la place Reine-Marguerite, la valeur d’un bien dépend autant de son adresse que de sa situation exacte dans l’immeuble et de la qualité du bâti.

Une petite place au rôle majeur dans l’histoire de Pau

La place Reine-Marguerite n’a ni la superficie de la place de Verdun, ni la composition monumentale de la place Royale, ni les volumes de la place Gramont.

Elle possède pourtant une place importante dans l’histoire urbaine de Pau. Créée à l’origine pour accueillir un marché, organisée autour de ses halles puis de ses arcades, elle accompagne depuis plus de quatre siècles le déplacement et le développement du centre-ville.

Sa localisation, son ambiance et son patrimoine en font aujourd’hui un secteur recherché, aussi bien pour y habiter que pour investir. Comme toujours dans l’ancien, chaque immeuble et chaque appartement doivent cependant être examinés individuellement.

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Découvrez les rues et les places de Pau

Cet article s’inscrit dans ma série consacrée à l’histoire, au patrimoine, au cadre de vie et à l’immobilier dans les rues et les places de Pau.

Au fil des publications, je vous propose de découvrir la ville autrement : l’origine de ses rues et des places, leurs bâtiments emblématiques, leurs transformations, leurs commerces, leurs lieux de vie et les particularités du marché immobilier.

Retrouvez l’ensemble de la série dans l’article consacré aux rues de Pau : histoire, patrimoine, cadre de vie et immobilier.


À propos de l’auteur​

Laurent Sabathé est conseiller immobilier Capifrance à Pau et dans son agglomération. Il accompagne les propriétaires et les acquéreurs dans leurs projets de vente, d’achat et d’estimation immobilière.

À travers cette série consacrée aux rues de Pau, son objectif est de faire découvrir le patrimoine, l’histoire et l’identité de chaque quartier, mais aussi de montrer combien ces éléments participent encore aujourd’hui à l’attractivité de la ville.



Les principales vérifications historiques et contemporaines reposent notamment sur les informations de Pau Pyrénées Tourisme, de la Ville de Pau, du CAUE des Pyrénées-Atlantiques et sur les ressources patrimoniales du ministère de la Culture.

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Laurent SABATHÉ
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